Les moires et la psychanalyse
Textes "à-venir"

Ici choix d'une métaphore et de la mythologie pour vous éclairer autrement sur un avenir possible, le votre dans votre singularité, d'un inconscient où opèrent symptôme et désir. 

Pour vous faire entendre, pour une fois, autre chose que des paroles cuites, froides, et répétées. Psychologie, scientisme, philosophie de la conscience ou mysticisme, ésotérisme, cultes de l'imaginaire qui ne cherchent à rassurer, vainement, que ceux qui les énoncent. 

La parole est équivoque et polysémique. La métaphore est le glissement de signifiants sur le signifié, et la métonymie le glissement de signifiés sous le signifiant. La prise de sens se fait dans l'inconscient.    

Les moires sont les degrés d'une montre ; "les moires montrent le temps" ; "le temps s'affiche" ; ça compte d'ici le souligner. Dans la mythologie, les Moires, nées de Zeus et de Thémis (déesse de la justice), sont aussi les 3 muses du fil de la vie. L'une fait (Clotho, la fileuse), l'autre déroule (Lachésis, la réparatrice) et la troisième (Atropos, l'inflexible) tranche le fil.

L'accès par la parole inconsciente à ses "mes-moires" permet à chacun de découdre et recoudre l'histoire en soi à sa guise (en fil de "soie" dis-je). Comme un voyage dans le temps accordant de nouveau le corps à l'esprit.

Le motif de consultation, le symptôme, la question, l'objectif sont "pré-textes". Le texte de guérison "à-venir" est le vôtre, "de-puit" votre inconscient (source de "l'avis"). Il est toujours différent, singulier. 

Il y a un autre point de vue du côté de l'analyste, mais il ne s'agit ni de jugements ni de conseils qui sont les apparats, croyances, catégories de la conscience, pratiqués par d'autres thérapies. Le savoir-faire du psychanalyste est de faire-savoir à l'analysant comment s'y prendre avec son inconscient. La parole est la structure ("pas-roll", roule sans cesse).

"L'extraordinaire, c'est qu'à chaque fois, il y a une réponse dans l'inconscient qui convient" Jacques Lacan.