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Poésie

Type de projet

Écriture

Date

2009 - 2024

Emplacement

Paris

Tout au long de ma métamorphose, au cours des 10 ans de ma formation à l'inconscient, j'ai écrit de la prose, des poèmes, des drôleries. En voilà un aperçu avec "Fais de beaux rêves".

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Ce matin, levé de bon pied, c’te mouche qui m’a piqué,
Elle m’a piqué l’idée d’écrire sur le Beau,
Sitôt venue, déjà envolée, j’ai pris bien peur.

Des hissecroixbeaux, des escabeaux, des eaubscènes,
Des ventrosphères, des journanalystes, des philocrivains,
Des thérapelotes, dest’saist’esrat, dest’saist’esrat…

Ça m’a refroidi d’un coup,
Mais je suis du genre têtu, je cherche à comprendre,
Qui a le droit de dire, propos du Beau.

Alors je me jette à l’eau,
Faut dire qu’au printemps il fait beau,
C’est le moment d’y faire sensations.

J’avais déjà écrit un truc là-dessus,
Un truc très con,
Le beau, c’est quand ça me botte les fesses.

Pourtant, le Beau, chez Lacan, c’est pas touche,
Le voile de la mort. Le désir en conserve.
Pfff. Y a des touches à tout, hein, que claquer n’arrête pas.

Ceux-là, s’entourent,
S’entourent de beau, de beauté, de pbbpbpp…ohèmes.
Oui, oui, aussi de borroméens, mais ça c’est éculé maintenant.
Limite bobo.

D’ailleurs ça c’est le problème du Beau,
Il atteint… ses lllimites, monte à bord sans qu’on puisse le doubler,
Ou l’oublier sans douleur.
Et l’imiter n’est pas le botter, en touche,
Même pour le chat,
Le Beau cale.

Alors on tourne autour parce que le Beau aime le beaucoup,
Le coup qui compte pour tous,
Celui qui marque à mort. Genre l’arc de triomphe.

J’ai l’impression que l’amour se cache à mort dans le Beau,
C’est le truc du cachalot.
Il mouille, il est planqué là-dessous.

L’amour dans le Beau se cache à l’eau,
Oh c’est beau ça non ?
Nom de dieu, comment j’en suis arrivé là ? C’est sidérant.

J’ai beau faire l’amour m’échappe,
N’est beau que ce que j’aime découvrir,
Certains comme moi sont touchés et d’autres pas.

Je ne peux pas aller plus loin que le beau,
C’est le point aux tripes où ma pensée s’arrête,
Ma prise de vue. La photo du parc Monceau. Ou Notre Dame.

Quel est le secret du Beau ?
Qui l’épuise ?
Le met à bout de souffle.

Tout pouvoir en dire ?
Psychée plus forte qu’Aphrodite ?
Pfff. Psychée cède aussi à voir Éros… le plus Beau des dieux.

Alors nous ne sommes que géométrie, courbes et traits ?
Attraits fléchés de l’un en face de l’autre.
Possible, mais ça devient lourd, insupportable.
Au secours y a piques assaut ! Aller plus vite que le beau ?
Plus vite que la musique. Beau oui, tiens ?!
Oh boh no, impossible !

Boileau mieux ? Oui, le beau renverse Boileau. Il y fait sa loi. Paronomase, circonlocution, épiphonème, épithète, épizeuxe.
Et pis épiphore, beau se fore, c’est l’art poétique, chant 1.

Il est gaulois et ne se force pas,
Au boulot, faux beau s’est forcé,
Aux beaux lots, vient l’haine à beaux.

On ne saura jamais rien dire sur le Beau qui tienne debout.
Le beau c’est donc le truc à 4 temps.
La valse à 4 temps. C’est trois qui fait 4.

On ne sait pas comment.
Il est là depuis la nuit des temps.
De temps en temps, il pointe son nez. Son Beau nez d’âne.

En fait, il s’impose. Il n’est pas drôle.
Pour avoir le beau rôle, c’est moi qui tente de lui tordre le cou,
Qui voudrais lui casser la baraque.

J’ai beau dire, il m’obsède et me mouche,
Morveux, je ne rêve que de l’idée qu’il me lâche,
Ne pouvoir l’abolir et me voilà dans de beaux draps.

En toute saison, pour y faire de beaux rêves,
Amour botté, que l’eau soit son tombeau,
À mes amours, tonnerre que j’aime à faire tomber l’eau.

Oh vive l’automne !

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